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 Le Jugement

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Souffle
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Cancer Cheval
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Date d'inscription : 11/09/2008

MessageSujet: Le Jugement   Sam 1 Aoû - 23:15

LE JUGEMENT

D’une part, le jugement désigne la faculté de l’esprit qui permet de bien évaluer les choses qui ne font pas l’objet d’une connaissance immédiate certaine ni d’une démonstration rigoureuse.
Cette faculté permet de conclure, suite à une observation et à un constat, qu’il peut exister quelque chose d’autre que ce que l’on pensait ou savait.
Ensuite, il désigne le fait d’établir une décision en tant que tribunal ou arbitre. Enfin, le jugement désigne l’appréciation établie d’après un système de valeurs, attestant de ce qu’un être tient pour bon ou tient pour mauvais.
En fait, le jugement désigne la faculté de comprendre et d’apprécier sainement, donc avec discernement.
Fondée sur l’expérience personnelle, cette faculté devient rapidement subjective, partiale et… arbitraire.
Elle exprime une sentence à partir des croyances personnelles et du vécu individuel à partir d’un système de valeurs ou de principes moraux. En principe, le jugement devrait servir à développer le discernement, à faire le point sur soi-même, à faire un bilan pour comprendre lucidement les possibilités offertes par une expérience ou à bien s’organiser dans la vie.
Mais, chez la majorité, cette faculté s’érige rapidement en tribunal suprême, à partir de sa perception de la vérité, mieux dit de sa vérité. Chacun juge selon ses critères et ses valeurs, à partir de ce qu’il tient pour légitime et licite et ce qu’il tient pour illégitime et illicite. À ce propos, quelqu’un a dit avec humour, cynisme ou réalisme que le jugement est un juge qui ment.
On pourrait comprendre un fait sans en juger si on savait vraiment pourquoi il s’est produit et à quelle fin il a été produit.
Le besoin de juger illustre un besoin de prouver sa supériorité dissimulant une crainte d’infériorité. Et on juge les autres dans la mesure qu’on se juge, les jugeant d’autant plus sévèrement qu’on sent le besoin de se disculper, de diriger le regard d’autrui ailleurs que sur soi.
Quelqu’un a dit : Lorsque vous condamnez quelqu'un pour une chose ou une autre, c'est en réalité des aspects de vous-même que vous jugez à travers un autre. C'est là la raison pour laquelle ceux-ci sont si faciles à identifier. C'est la raison pour laquelle votre attention est attirée par ces aspects. L'entité devant vous est seulement le miroir des jugements que vous portez à votre encontre; et cela peut vous aider à réconcilier les jugements que vous avez sur vous-même que vous avez acceptés d'autres entités. Ainsi, il faut savoir que qui juge se juge, car nul ne pourrait prendre conscience d’un fait s’il ne portait pas en lui sa correspondance. Surtout, en se jugeant et en jugeant les autres, on entretient une vibration négative qui écarte de la compréhension et de la compassion. Car le jugement évoque toujours un e manifestation de la personnalité (ego) qui établit ses préférences à partir des ses propres critères.
Le jugement de valeur résulte de la propension à tout évaluer et comparer, à projeter ses pensées sur autrui, à se raconter toutes sortes d’histoires sur soi-même et sur les autres. C’est bien connu, quand on ne sait pas, on invente, pour satisfaire la curiosité insatiable de son mental. Ainsi, le jugement empêche de voir clairement les réalités comme elles sont. Il amène à interpréter la réalité, colorant le ressenti. Il empêche de décrire les choses exactement comme elles sont, ses perceptions étant incapables de voir au-delà des illusions. Tout bien compté, plus on est attaché à une personne, plus on s’illusionne sur son compte et plus on la juge faussement. Il arrive qu’on dise qu’on connaisse quelqu’un comme si on l’avait tricoté. Pourtant, comme on ne se connaît aussi mal, comment cela peut-il être possible? Peut-on connaître autrui mieux que soi-même? Peut-on connaître autrui si on ne se connaît pas soi-même? Lorsqu’on est trop attaché à une personne, on ne parvient plus à cerner sa réalité ou on ne veut plus la regarder de façon objective, de sorte qu’on croit impossible qu’elle puisse changer. On ne vit que pour le jour où elle deviendra enfin ce qu’on sait qu’elle peut être.
Ici, il faut bien comprendre que ne pas juger ne signifie pas ne pas avoir d’opinion. L’opinion peut réprouver, condamner, générer l’action, mais elle le fait avec amour et objectivité, donc sans mépris, sans aversion, sans jalousie, sans colère. Si elle reste une expression paisible de l’être, elle devient un ferment de liberté. Tout accepter sans se prononcer révèle souvent une passivité qui encourage l’injustice : il s’agit du faux détachement du paresseux du cœur. Comme la distinction est subtile, la frontière, fort mince, seule la pureté d’intention et la volonté d’aimer permet de faire la différence. Il n’en reste pas moins que le réflexe du jugement bloque la circulation de l’énergie et qu’il épuise son auteur. La plupart du temps, il exprime la révolte souffrante de l’ego dont la vision réductrice se veut mesure d e tout. Qui plus est, qui juge entretient l’esprit de séparativité. Qui divise œuvre du côté des forces sombres : il entretient la dualité et il épaissit la négativité. Qui exprime son opinion sur les autres, à tort et à travers, lance le message subtil que, dans ce monde, il y a des manières d’être conformes et acceptable et d’autres qui ne le sont pas. Il exprime qu’il faut se conformer à des normes pour être accepté. Du coup, il exprime qu’on ne peut soi-même être accepté des autres que dans certaines conditions.
Voilà qui mène tout droit à la confrontation et à l’ostracisme ou à un dialogue intérieur de critique et d’autocritique. Alors, on forme des images négatives de soi ou des autres, créant en soi une ouverture qui permet qu’elles reviennent directement sur soi.
Tout jugement est porté à partir d’une échelle de valeur, relative en elle-même, qui élève ou rabaisse les autres autant que soi-même. On empêche tout les gens de vivre en accord avec eux-mêmes. C’est ainsi que, par manque d’amour, on écarte ou rejette trop de personnes utiles à son évolution. Les autres ne servent-ils pas de miroir qui réfléchit ses grandeurs et ses faiblesses? Dieu ne juge jamais : patient, au moment opportun, il se contente de donner à chacun les moyens d’apprendre à partir de ses erreurs, de manière à pouvoir grandir et évoluer. Alors, si Dieu ne juge pas, qui peut se permettre de juger?
Puisque c’est la plus belle vision qu’on puisse se former d’autrui, plutôt que de juger, il vaudrait mieux supposer, ce qui est la réalité, que chaque personne est en instance d’évolution, donc en voie d’atteindre son potentiel le plus élevé, sa Perfection, par la perfection du moment. Mais il n’est pas facile d’arriver à ce degré de compréhension. Si ce qu’une autre personne fait présentement ne se conforme pas à l’harmonie avec son plus grand bien, cela reste son problème, s’il y a problème, non le sien. Envoyer de l’amour dans les circonstances déplaisantes aide beaucoup plus que de projeter ses jugements personnels, souvent plutôt négatifs. Mais il est moins facile de le faire que de juger. En dépassant ses jugements, on apprend à voir les autres avec les yeux de la compassion, ce qui amène à se sentir lié à leur des tin, une partie du destin commun. Si on savait regarder les autres sans les juger sur ce qu’ils sont et font, on les ressentirait plus profondément. On ne peut aider les autres si on se sépare d’elles par ses préjugés. On ne peut les aider que si on se centre sur ce qu’il y a de beau et de bon en eux, leur envoyant de la lumière par les yeux et de l’amour par le cœur.
Attention : garder une vision élevée de quelqu’un consiste à la voir clairement dans sa réalité actuelle et de l’aimer pour ce qu’elle est maintenant. Il s’agit de se centrer sur ses qualités plutôt que sur ses faiblesses. Quand on n’accorde ses soins qu’aux plantes qu’on n’aime pas, on laisse s’étioler les plantes qu’on aime, et celles qu’on n’aime pas prospèrent, prenant le dessus sur les autres. En revanche, on ne peut pas juger une personne qu’on ne connaît pas. Connaître une personne, c’est l’atteindre par l’intérieur, au niveau de son âme, non pouvoir la décrire dans ses apparences. Or les apparences masquent ce qu’il y a à l’intérieur. Or, au-delà des illusions, à l’intérieur, chacun est une merveille, un chef-d’œuvre de la Création.

Une réflexion concomitante

Plusieurs gagneraient à méditer sur cette sage réflexion de Denis Adem, qui signe souvent Deniz : Si je vois un défaut chez une personne, et que cela attire mon attention, je polarise, je juge (mental) et cela m’irrite (émotionnel) : cela veut-il dire que j’ai ce défaut en moi qui résonne? Ceci est un raisonnement trop linéaire et trop limité, donc trop simpliste (ouf !). En fait, comme tout l’univers est en moi, j’ai toutes les qualités et tous les défauts…mais j’en ai les traits à des degrés divers, et seuls quelques-uns dans cette vie-ci sont évidents. Prenons un exemple : je constate une injustice, et cela m’énerve au plus au point, j’ai envie de réagir. Cela ne veut pas forcément dire que moi-même, dans cette vie-ci (dont j’ai seulement conscience) je suis injuste, cela peut plutôt me montrer que j’ai une facette de moi, dans une vi e dont je n’ai pas conscience, qui a choisi de faire l’expérience de l’injustice. Cette facette a besoin d’être intégrée en moi, et fait appel à ma conscience en projetant une scène de la vie où je vais pouvoir observer une injustice. Et comme chaque fois, je vais être amené à faire un choix : soit réagir à ce que mon système de croyance juge comme mauvais, et donc le rejeter (auquel cas, il n’aura de cesse de revenir), soit l’accepter, le transmuter et l’intégrer. Et si on prend le cas d’un défaut qu’on a effectivement, mais dont on n’a pas conscience, qu’on refuse de reconnaître, dont on a honte : la vie va bien s’arranger pour nous y faire face pour que nous puissions faire le choix de le reconnaître. Dans le premier cas (facette), on peut se dire qu’on a connu TOUS les rôles, le bon, le méchant, le beau, le laid, …si bien que forcémen t, tout défaut qui nous fait réagir est à pardonner et à intégrer sans se poser de question. La personne que l’on voit qui a un tel défaut n’est tout simplement que le reflet de la facette qu’on ignore qui se porte à notre conscience. Dans le second cas, il faut bien se dire que si on a un défaut, c’est que c’est voulu ! En effet, ce défaut a été programmé avant notre naissance par notre âme, afin de vivre certains types d’expériences, et de pouvoir ainsi le transmuter. Il n’y a donc aucune culpabilité à avoir, par contre, il s’agit d’en prendre conscience, d’en assumer la responsabilité, afin de pouvoir l’intégrer.

© 2009 Bertrand Duhaime (Douraganandâ)

Note : Nous accordons le droit de reproduire ce document dans la mesure où on le reproduira intégralement --donc sans aucune suppression, modification, transformation ou annotation-- se donnant la peine d’en préciser le nom de l’auteur, Bertrand Duhaime (Douraganandâ), la source,
http://www.lavoie-voixdessages.com, et d'y joindre également, au complet, en tête ou en pied de texte, la présente directive, donnée en note.
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